Après un an de détention, la FIJ demande la libération « sans condition » de Moussa Kaka
APA-Niamey(Niger) La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a exigé lundi la libération « sans condition » du journaliste nigérien Moussa Kaka, écroué et inculpé de complicité d’atteinte à l’autorité de l’Etat pour des liens présumés avec la rébellion du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ),a appris APA de bonne source.
«Nous exigeons sa libération sans condition et que toutes les accusations portées contre lui soient abandonnées » a dit dans un communiqué publié lundi, Gabriel Baglo, directeur Afrique de la FIJ.
Selon M. Baglo, le journaliste nigérien, également correspondant de RFI et directeur de la radio privée Saraounia, « a payé trop cher pour un délit dont il n’y a aucune preuve qu’il l’a commis ».
«Ses contacts avec les rebelles Touareg (Ndlr : MNJ) étaient uniquement dans le cadre de son activité professionnelle de journaliste et ne représentent de danger pour personne.» soutient le responsable de la FIJ.
En juillet dernier, le doyen des juges d’instruction de Niamey a accordé une ordonnance de non-lieu à M.Kaka, mais suite à l’appel du procureur de la république, la cour d’appel a demandé la requalification de crime à délit de l’infraction reprochée au journaliste.
«C’est un grave déni de justice que notre collègue ait passé un an en prison en dépit du fait que deux fois le système judiciaire a ordonné sa libération, » a dit M Baglo.
«Il est clair qu’avec la requalification des charges, le procureur ne dispose pas d’éléments réels contre lui », a-t-il ajouté.
En novembre 2007, un juge a récusé les bandes d’enregistrements téléphoniques, seul élément à charge contenus dans le dossier d’accusation du journaliste.
DS/mn/APA
22-09-2008
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