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Le porte-parole du gouvernement nigérien flingue à tout va
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Lorsque le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement vide son chargeur sur les Etats-Unis, l’Union européenne, la Cedeao, les régimes monarchiques du monde, met le feu sur l’aide internationale et brûle les médias occidentaux pour « chantage » et « mensonges grossiers », c’est qu’il est fâché. Surtout que, dit-il, si le Président Tandja a décidé de recourir au référendum prévu le 4 Août prochain, c’est à la demande des populations qui souhaitent qu’il boucle « les » grands chantiers qu’il a entamés lors de son second mandat.
A trois semaines du référendum qui sera organisé au Niger, le 4 Août prochain, le ton monte. Et, hier, lors d’un face-à-face avec une trentaine de journalistes venus de la sous-région, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a demandé à la France, à l’Union européenne, la Cedeao, ainsi qu’à toutes les institutions internationales désireuses de dicter au Président nigérien la conduite à tenir dans la gestion du pays d’aller se promener.
Pour Mohamed Ben Oman, Mamadou Tandja n’a de leçon à recevoir d’aucun autre chef d’Etat, « fut-il, Français, Américain ou je ne sais quelle autre nationalité ». D’autant que la « France est très mal placée pour jeter le discrédit sur l’image du Président nigérien », a-t-il précisé. La raison, c’est que depuis 1789, elle a, à maintes fois, recouru à des référendums, dont le cas le plus précis est celui de De Gaulle. Qui a utilisé le référendum en 1961 et 1964. Alors, se demande le porte-parole du gouvernement, « pourquoi la France veut-t-elle créer une tempête dans un verre d’eau ? ». Le Niger liste « ses » médias « maîtres chanteurs » La page française bouclée, Mohamed Ben Oman ouvre celle américaine. Les Etats-Unis peuvent crier sur tous les toits, mais le Niger n’a pas besoin de ses cours de démocratie. Car la façon dont Georges Bush a été élue restera tristement gravée dans les annales de l’histoire. Le ministre de défier : « les tentatives de la France et des institutions internationales de diaboliser le Niger ne passeront pas ». Et, les médias internationaux, comme Radio France internationale, France 24, Jeune Afrique, Le Point, le Monde peuvent essayer vainement de créer les conditions d’un chaos généralisé, il n’en sera rien », dit-il. Avant de renchérir : « le pays est calme, les populations vaquent librement à leurs occupations, et la sécurité est totale dans le pays ». La vérité, poursuit-il, c’est que tous ces médias en veulent à mort au Président Tandja, car, depuis son avènement, il n’accepte pas de glisser des enveloppes d’argent aux faiseurs d’images, comme cela fut de coutume avec les régimes précédents. Feu sur les chefs d’Etat Poursuivant, Mohamed Ben Oman ajoute : « les chefs d’Etat qui font de la modification de leurs Constitutions leur jeu favoris, font légion, mais aucune levée de boucliers n’a jamais été faite autour d’eux ». Pendant ce temps déplore-t-il, on s’en prend au Président nigérien, « parce qu’il est prié par les populations de rester au Pouvoir pour terminer certains grands chantiers entamés, a décidé, pour jouer la carte de la transparence, de recourir au référendum ». Encore que, dit-il, « en invitant le peuple à voter pour la continuité ou non, il joue l’image de sa personnalité et engage toute sa responsabilité devant l’histoire ». Mieux, jure-t-il la main sur le cœur, « dans tout l’espace francophone, il n’y a que deux hommes qui ont eu le courage de proposer un référendum, pour décider ou non de la prorogation d’un mandat présidentiel. Il s’agit de Mamadou Tandja et De Gaulle. Ni plus ni moins ». Aussi, le porte-parole du gouvernement ne comprend pas qu’au moment où la Cedeao et l’Union européenne font preuve d’un silence de mort face au Qatar, à l’Algérie, la Libye, qui ne connaissent la démocratie qu’en rêve, elles s’en prennent au Niger. Mais, pense-t-il, c’est seulement « parce que ces pays disposent de réserves pétrolières ou d’autres réserves qui font que ces donneurs de leçons ne condamnent pas ces régimes monarchiques ».
Mohamed Ben Oman à la communauté internationale : « Coupez toutes les aides, le Niger puisera dans son stock physique de céréales » Pour convaincre les plus sceptiques quant à la bonne foi des Pouvoirs publics, il martèle : « le Niger est un pays en verre. Vous avez carte blanche pour aller à la rencontre des populations, interroger l’opposition et relater tout ce qu’elles vous diront ». De ce fait, l’opinion internationale saura exactement la réalité, pendant que la France s’appuie sur ses médias, pour faire croire que le Niger va basculer du jour au lendemain dans une instabilité jamais connue. Interrogé sur la suspension de l’aide internationale, le ministre de la Communication rétorque : « que toutes les aides soient suspendues. On n’en a cure. Les aides budgétaires de l’Union européenne ne venaient qu’en appoint au Niger, mais elles ne représentent rien. La Cedeao, l’Union européenne, entre autres, n’ont qu’à couper leurs aides, le Niger n’en souffrira jamais ». D’autant que notre pays a un stock physique de 200.000 tonnes de céréales dans chacune de ses huit régions.
Source: L'AS
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Posté le 18 juillet 2009 à 22:14:42 MDT par nigerpor
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