Le Premier ministre nigérien, Seyni Oumarou, s’est envolé dimanche soir pour Djeddah (Arabie Saoudite) où il co-présidera avec son homologue malien une table ronde des bailleurs de fonds sur les projets des barrages de Taoussa (Mali) et de Kandadji (Niger), a appris lundi APA, de source officielle.
La réunion de Djeddah a pour but de recueillir l’approbation des pays donateurs sur le financement de ces deux ouvrages hydro-électriques.
Le barrage de Kandadji au Niger, permettra « d’assurer une retenue d’eau de près 1,6 milliard de m3 » avait indiqué jeudi dernier le Haut commissaire du barrage, Almoustapha Garba, dans un exposé à l’Assemblée nationale.
Evalué à 300 milliards FCFA, ce barrage, ajoute-t-il, « a pour avantages de maintenir la productivité, l’accroissement des productions agricoles pour 320.000 tonnes en vivres, une puissance énergétique pour 25 milliards CFA d’électricité par an et l’amélioration de la qualité de l’eau et de l’environnement ».
Selon Almoustapha Garba, ce programme comporte également un volet socio-économique et environnemental favorisant l’irrigation de quelque 31.000 ha ainsi que la construction d’une centrale hydro-électrique.
Les premières études sur la réalisation du barrage de Kandadji, du nom d’une petite localité située à 180 km de Niamey, sur le fleuve Niger, date de la décennie 1970-80.
Plusieurs études supplémentaires ont relevé, quelques années plus tard, que ce programme comportait de graves nuisances sur les populations et les écosystèmes, ainsi que la disparition probable du fleuve Niger.
Le programme élaboré à partir de 2002 par le gouvernement nigérien prévoit la construction du barrage de Kandadji en vue « de contribuer à régénérer et préserver les écosystèmes, assurer la disponibilité de l’eau, accroître les productions agricoles irriguées et la sécurité énergétique du Niger », a conclu M. Garba.
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